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Hommage à Jacky SIMON

Hommage à Jacky SIMON

Le 26 octobre 2011, Jacky SIMON avait accordé une interview au site du FCEH.

Retour sur cette rencontre avec un grand monsieur.

 

Jacky Simon : « Ici, c’est ma famille… »

 

Jacky Simon nous a ouvert son livre d'histoire. Commencée à l’UST Equeurdreville, elle allait se conclure au Red Star. Que de chemin parcouru pour le « gamin » qui jouait avec les grands dans la rue. Champion de France, meilleur buteur du championnat de France avec Nantes et enfin international, cela méritait un grand coup de chapeau.

 

S : Tout d’abord, Jacky quand vous pénétrez au stade Jean Jaurès qu’est-ce qui vous vient à l’esprit ?

J.S. : Sincèrement c’et encore tout près pour moi. Mes larmes sont toutes prêtes. Ici c’est ma famille, ici c’est là où tout a commencé. On s’est séparé mais c’est ma famille. J’ai vécu et notamment dans cette salle, j’ai passé de bons moments. Je ne peux pas oublier. C’est encore très présent.

 

S : Parlons des débuts. A l’âge de 9 ans…

J.S. : C’est venu d’une façon simple, mon père était dirigeant au club et ma mère s’occupait du nettoyage des shorts et maillots. Bien évidemment, je venais au stade. De plus le quartier où j’habitais, et pour tous ceux qui se rappellent, C’est le quartier des Pierrot Fleury, Daniel Verdière, Jacques Durel…, et moi je jouais toujours avec eux. J’étais plus petit et plus jeune mais ils ne m’oubliaient jamais. On jouait dans la rue. Et quand j’ai commencé à aller au catéchisme et puis à la messe, je rentrais vite pour aller aux vêpres. Je disais bonjour à monsieur le curé et je demandais à aller faire pipi. Il ne me revoyait plus (Hum !hum !) car je revenais au stade. (Rires…)

 

S : Après l’UST, départ vers le voisin cherbourgeois…

J.S. : Beaucoup de gens n’ont pas compris ça ou n’ont pas voulu le comprendre. Cela n’a jamais été Cherbourg qui est venu me chercher. C’est moi qui suis parti à Cherbourg.

 

S : C’était un choix de carrière puisque Cherbourg jouait en pro à l’époque…

J.S. : Non, non. A l’issue d’un match à Evreux, il me semble, on avait perdu. Et comme moi j’étais un gagnant fou. J’avais pété un petit peu les plombs. Le dimanche d’après, on m’a redescendu en cadets (ndlr : U15-U16), Je n’ai pas été content. J’ai dit ça va, je m’en vais. J’arrête le foot et je vais faire du basket, sport dans lequel j’avais également des dispositions. C’était Pelletier à l’époque et il m’a conseillé de ne pas faire du basket mais de voir autre chose. Cherbourg est passé pro et l’entraîneur m’a pris après quelques tests. Je suis parti comme ça. C’est moi qui suis allé à Cherbourg et on n’est pas venu me chercher.

 

S : Le service militaire perturbe tout…

J.S. : Voilà. Je suis parti à Nantes en n’ayant pas joué énormément à Cherbourg. Sur trois saisons, j’ai dû faire une saison complète parce qu’il y a eu le service militaire. A Cherbourg, ils étaient bien lotis pour vous envoyer au Bataillon de Joinville. Moi, je n’ai pas connu ça. Après mes trois jours à Guingamp, je ne devais pas m’inquiéter car c’était direction Rennes ou Cherbourg. Je me suis retrouvé à Lons le Saulnier. Mon frère est rentré d’Algérie et moi, j’y suis parti aussitôt.

 

S : La période nantaise avec titre de champion de France, meilleur buteur du championnat…

J.S. : Tout s’est enchaîné. On avait à Nantes une équipe qui était copain-copain. On ne se séparait jamais. On partait aux entraînements ensemble. A la fin des matchs, on partait manger ensemble. On faisait tout ensemble. On avait un entraîneur qui était à  l’avant-garde du football de l’époque. On avait des consignes pour jouer. Mais sur le terrain, on était responsables.

 

S : On est en plein école nantaise du football…

J.S. : La véritable école nantaise, c’est la nôtre. C’est nous avons laissé cet héritage. Quand j’entends encore parler à la télévision d’école nantaise, cela n’a jamais été ça. On n’a jamais pris le ballon pour reculer, on a toujours pris le ballon pour aller devant.

 

« Avec les anciens, on apprend… »

 

S : Comment vous définissez vous comme joueur…

J.S. : Ma grosse qualité (réflexion)…J’avais peut-être une technique au-dessus de la moyenne. Tous les entraîneurs de l’hexagone me disaient ça. En coupe du Monde, l’entraîneur Ramsey m’a félicité devant la Reine comme quoi il me préférait moi. Quand vous entendez ça, cela fait plaisir. Quand les Espagnols du Réal de Madrid et de Barcelone vous disent, Jacky Simon, on le prendrait bien. A l’époque, le club ne voulait pas me laisser partir. Je suis resté à Nantes. De plus, je suis un gagneur et je ne lâchais jamais rien.

 

S : Abordons l’équipe de France…

J.S. : C’est un grand bonheur d’avoir été sélectionné. L’équipe de France de l’époque était composée de joueurs extraordinaires et pourtant qui n’étaient, peut-être pas, faits pour jouer les uns avec les autres. Je n’ai jamais fait un match avec le même capitaine donc cela montre bien que l’équipe n’était pas bien sur pied. L’entraîneur avait de bonnes qualités mais ne pensait pas au club France. C’était plutôt on va faire un match avec l’équipe de France. Aimé Jacquet, lui, a fait un club avec l’équipe de France. Il a fédéré un club. Il s’est dit, je prends tant de joueurs. Et c’est comme ça qu’il a réussi. J’ai connu des grands joueurs à l’image des Bosquier ou Arteléza. C’était des mecs magnifiques.

 

S : Gardez-vous toujours des contacts ?

J.S. : Tout le temps. Je fais partie des anciens internationaux.  On a réunion le 11 novembre à l’occasion de France-Belgique. On se voit deux-trois fois en fonction du nombre de match qu’il y a au stade de France. Quand je vais là-bas, je suis toujours heureux de voir un Fontaine ou un Remetter. J’adore parler avec les anciens car c’est avec eux que j’apprends. Cela fait un cou de jeunesse. Ce que je regrette est que les jeunes, ils ne pensent qu’à eux. Ils devraient apprendre des autres.

 

S : C’est ensuite la période bordelaise. Le grand rival…

J.S. : Quand je suis arrivé là-bas, c’était le secrétaire qui m’ a reçu. Il m’a demandé pourquoi j’étais venu à Bordeaux. Je lui ai répondu : « Alors vous, allez y doucement. J’ai quitté Nantes mais pendant 5 ans avec Nantes mon maillot je l’ai mouillé. Je serais à Bordeaux,. Je ne serais pas bon tout le temps. Il y a une chose que je peux vous dire, c’est que mon maillot sera trempé » il m’a répondu que si c’était comme ça, je pouvais rester.

 

« On joue au ballon pas au football »

 

S : La fin de carrière est dans la région parisienne et plus spécialement au Red Star…

J.S. : Dans la vie, on m’a toujours dit il faut que tu sois droit avec tout le monde. Quand je suis allé à Nantes j’ai toujours dit que c’était pour cinq ans. A Bordeaux, c’était pour trois ans. La 2e année, il y avait Betta qui était à Rouen et qui est venu à Bordeaux. On m’a dit si vous restez, Betta s’en va. C’était embêtant car Dédé était un bon joueur. Et je suis resté. Il y a eu un changement de président et la parole n’a pas été tenue. Je suis parti au Red Star pour ça.

 

S : Avec le recul, c’est une carrière bien remplie…

J.S. : Il faudrait être un peu prétentieux pour dire qu’elle est exceptionnelle. Mais oui, elle a été bien remplie. Si les trois-quarts avaient ce que moi, j’ai fait, ce serait vraiment des gars avec un beau palmarès. Ce n’est pas là où on voit les grands joueurs quand même.

 

S : Quel est votre regard sur le football actuel ?

J.S. : Je suis assez malade parce que je ne reconnais pas du tout le football. Il y avait un entraîneur qui, à l’époque s’appelait Boulogne qui est à la base des écoles de foot qu’était un très bon éducateur et il disait toujours : « Il y a ceux qui jouent au football et ceux qui jouent au ballon » Je crois maintenant qu’on joue plus au ballon qu’au football. Le jeu proprement dit où les gens peuvent se régler à regarder il y en a deux qui le font dans l’équipe et les autres regardent alors qu’ils doivent être tous concernés.

 

S : N’y a-t-il pas trop d’intérêts économiques qui gravitent…

J.S. : Dans les clubs, le fric c’est tout. On ne peut pas mettre cela sur le dos des joueurs. Ils prennent ce qu’on leur propose. Cela vient plutôt des éducateurs. Je parle du haut niveau. Il n’y a pas de système de jeu. Tout le monde a le même. Il arrive un moment où on ne peut plus jouer. Ce qui a fait la force des Reims, Nantes ou bien Saint Etienne était la recherche d’un autre système que l’adversaire. Si c’est le même plus personne ne passe. Quand vos voyez les marquages. Nous on disait aux défenseurs, ton bonhomme on ne eut pas le voir du match et nous devant on s’occupe du reste. Il manque un brin de folie. J’aime voir un gamin qui se remue sur le terrain, qui engueule son copain pour le booster afin qu’il donne le meilleur de lui-même. C’est ça une équipe. C’était un Vautier par exemple qui était toujours derrière mon c.. pour me dire d’y aller.

 

S : Autrement vous êtes supporter et grand supporter des « Rouge et Blanc »…

J.S. : Chaque fois que je peux, je viens. C’est normal que je vienne là. En plus le club m’a demandé d’en être le parrain. J’avais encore mon père en vie à cette époque là et cela m’a permis de rétablir un petit lien pour rattraper certaines c…. des dirigeants de cette époque là. J’ai accepté et mon père était très content que je revienne là. Je suis très content d’avoir accepté. C’est un devoir de mémoire et puis c’est ma famille. Cela le reste maintenant et en rouge et blanc désormais.

 

S : Vous serez présent dans les tribunes dimanche pour ce match de coupe de France…

J.S. : Je serai présent. Et étant le parrain du FCEH, cela va être un anniversaire pour moi. J’avais 16 ans. Mon premier match de division d’honneur, c’était contre Avranches. On avait gagne et j’avais marqué. Cela ne peut pas être mieux.

 

 

Jacques SIMON 

EQUEURDREVILLE 

-         UST : vainqueur du concours du plus jeune footballeur bas-normand

-         UST : Champion de la Manche cadets

 

CHERBOURG (1960-1961 à 1962-1963)

-         ASC : vainqueur de la coupe de Normandie contre QUEVILLY 1-0

 

NANTES FC (1963-1964 à 1967-1968)

-         Champion de France 1964-1965

-         Champion de France 1965-1966

-         Meilleur buteur (24 buts) 1964-1965

-         Vainqueur de la Coupe de la Ligue 1964-1965 (Nantes 5 – Toulon 3)

-         Finaliste Coupe de France 1965-1966 (Nantes 0 – Strasbourg 1)

-         Récompenses sportives

  • Oscar BYRRH du football 1965
  • Bouchon d’or KRITER 1965
  • Ballon d’or français 1965
  • Oscar BYRRH du football 1968
  • Médaille d’argent de la ville de Nantes

-         Participation Coupe d’Europe

  • 2 matchs contre Partizan Belgrade
  • 2 matchs contre Islande
  • 2 matchs contre Celtic Glasgow

 

BORDEAUX Girondins (1968-1969 à 1969-1970)

-         Finaliste Coupe de France 1968-1969 (Bordeaux 0 – Marseille 2)

-         Participation Coupe d’Europe

§        2 matchs contre Edimbourg

§        2 matchs contre Cologne

 

RED STAR Paris (1970-1971 à 1972-1973)

-         Quart de finale coupe de France 1972-1973

 

Espoirs

-         France 0 - Ecosse 2

-         France 2 – Angleterre 2

 

Equipe de France

-         France 1 – Autriche  2

-         URSS 4 – France 2

-         France 0 – Italie 0

-         Hanovre 3 – France 3

-         France 0 – Belgique 3

-         Allemagne 5 - France 1

-         Uruguay 2 – France 1

-         Turin 1 – France 1

-         Mexique 1 – France 1


-         Angleterre 2 – France 1

-         France 1 – Yougoslavie 1

-         Yougoslavie 1 – France 0

-         France 1 – Espagne 3

-         France 0 – Argentine 0

-         France 0 – Angleterre 5

-         Hongrie 4 – France 2


-         France 2 – Pologne 1


-         Belgique 2 – France 1


 

Total en 10 ans de pro toutes compétitions = 126 BUTS


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